Principes d’une participation « significative » des jeunes
| Pour assurer une participation significative, nous devrions suivre un ensemble de principes pour nous guider et nous aider tout au long de l’expérience, de la planification jusqu’à l’évaluation. |
Il ne suffit pas de faire participer les jeunes pour que cela soit considéré comme une participation significative des jeunes. Lorsque nous mettons en place une participation significative des jeunes, le but est que les jeunes vivent une expérience de qualité qui leur soit pertinente, accessible, récréative et faite par l'apprenant.e (PARFaite). La participation doit être un espace d'apprentissage et d’autonomisation pour les jeunes impliqués, avec un impact positif tant pour les individus que pour l'organisation dans son ensemble.
La meilleure façon de déterminer ce qui sera significatif pour les enfants et les jeunes avec lesquels vous travaillez est de leur demander directement et de convenir d’un ensemble de principes/lignes directrices que vous suivrez ensemble.
Ce Cadre énonce quelques principes recommandés à suivre, basés sur les études actuelles autour de ce qui donne du sens à la participation des enfants et des jeunes. Lorsque nous invitons les filles et les jeunes femmes à participer à des opportunités de participation, nous devons nous assurer que cela se fait de façon transparente, responsable, accessible, intersectionnelle, encourageante, engageante, authentique et volontaire. Le tableau ci-dessous montre à quoi ressemble chacun de ces principes en pratique :
Principes | Ce que cela signifie en pratique |
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Transparent | Les participantes reçoivent des informations sur leur droit de participer dans un format adapté à leur âge. Les informations comprennent :
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Responsable | Après avoir participé, des compte-rendus de suivi et/ou des commentaires sont envoyés aux jeunes, expliquant clairement :
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Accessible | Les jeunes ne rencontrent aucun obstacle à leur participation, car des mesures sont prises pour garantir leur implication à toutes les étapes :
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Intersectionnel | Il n’existe pas d’approche universelle ; tou.te.s les enfants et adolescent.e.s sont concerné.e.s :
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Encourageant | Les jeunes sont préparées et se sentent les bienvenues dans l'espace de participation :
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Engageant | Dans la mesure du possible, la participation des jeunes doit être innovante, active et agréable – comme toute autre activité Guide/Éclaireuses :
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Authentique | Les jeunes ont un véritable pouvoir de décision :
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Volontaire | La participation est toujours un choix, ce qui signifie que les jeunes :
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Ces principes ont été adaptés à partir de la Boîte à outils sur le suivi et l’évaluation de la participation des enfants, Lansdown, G & O'Kane, C (2014). Une adaptation majeure est l'incorporation de Kimberlé Crenshaw (1989) théorie de l’intersectionnalité en un seul principe pour encourager une approche équitable dans notre travail sur une participation significative des jeunes.
À quoi ressemble une expérience de participation non significative en pratique? |
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| Scénario 1 : Un groupe de responsables adultes souhaite que son prochain camp régional soit mené par les jeunes. Il a lancé un appel aux filles âgées de 11 à 14 ans pour qu'elles rejoignent le comité d'organisation. Une fois le comité sélectionné, les animatrices adultes se rendent vite compte que les filles ne connaissent pas beaucoup de choses liées à la planification d'un camp, notamment ce qui serait réaliste de réaliser avec leurs contraintes de temps et de budget. Les responsables adultes se mettent à prendre des mesures et des décisions en fonction de ce qu’elles savent être réalisable, tel que créer une liste d’activités et concevoir un menu possible, puis demander leur « approbation » aux filles avant de procéder à leur organisation. |
| Ici, l’intention des responsables adultes était de créer un espace mené par les jeunes. Cependant, en ne prenant pas en compte ce qui serait approprié pour l'âge des participantes, c’est devenu un exemple de figuration où les adultes prennent la plupart des décisions avec les filles comme visage de l'événement. Les principes d’accessibilité et d'authenticité ont été négligés. |
| Scénario 2 : Une commissaire locale souhaite décider quelles activités sa Région devrait proposer aux filles l'année prochaine. Elle décide d'organiser une consultation pour tous les membres âgés de 5 à 14 ans, qu'elle demande aux responsables adultes de réaliser lors de réunions d'unité régulières et de lui renvoyer les réponses. Lorsqu’elles organisent l’activité, les animatrices adultes ne donnent pas aux filles le choix de participer ou non, elles n’expliquent pas comment les réponses des filles seront utilisées et se contentent de manière générale de lire les options, invitant les filles à lever la main pour répondre. Plus tard, lorsque les activités finales sont annoncées, les responsables adultes disent aux filles que la décision a été la leur grâce au vote qu'elles ont fait des mois auparavant. |
| Dans ce scénario, ce que la commissaire locale entendait être une consultation s’est transformée en quelque chose de purement symbolique. En ne donnant pas aux filles le choix de participer ou non et en n’expliquant pas pleinement pourquoi elles devraient poser des questions, les responsables adultes ont par inadvertance volé la capacité aux filles à prendre une décision véritablement éclairée. Leur expérience de participation n'était pas non plus très engageante, et les questions auraient pu être posées de manière plus interactive pour que les filles veuillent participer à nouveau aux consultations à l'avenir. Les principes de volontariat, transparence, encouragement et engagement ont été négligés. |
| Scénario 3 : Une Organisation membre met en place un partenariat avec une association caritative environnementale pour créer un nouvel insigne de programme. Elles ont mis en place une équipe de co-création composée de jeunes femmes passionnées par le changement climatique et d’employés et bénévoles adultes en contact avec l’association. Les adultes sont pleinement informé.e.s des besoins de l’organisme grâce au programme mais choisissent de ne pas partager cette information avec les jeunes femmes car iels ne veulent pas limiter leurs idées. Lorsqu’iels discutent des activités possibles pour le programme, les adultes n’acceptent que les suggestions qui correspondent aux besoins de l’association. Les jeunes femmes ne comprennent pas vraiment pourquoi certaines idées sont choisies plutôt que d’autres, mais elles sont heureuses que leurs idées soient utilisées. |
| Dans ce scénario, l'équipe de co-création était censée être une collaboration entre les jeunes femmes et les adultes, cependant, cela a tourné en manipulation à partir du moment où les adultes n’ont pas échangé leurs connaissances sur les besoins de l’association. Même si cela était bien intentionné, cela signifiait que les jeunes femmes n'étaient pas pleinement informées et que les adultes avaient déjà décidé quelles activités seraient appropriées car iels connaissaient le contexte dans son ensemble mais donnaient l'illusion du choix aux jeunes femmes. Les principes de transparence, d’encouragement et d’authenticité ont été négligés. |

Réfléchissez et mettez-vous au défi : Selon vous, lequel de ces principes sera le plus difficile à respecter ? Quel sera le plus simple ? Par quoi êtes-vous le plus surprise ? Comment pourriez-vous adapter les différents scénarios ci-dessus pour vous assurer qu’ils respectent tous les principes ? |
Si nous suivons ces principes, l’expérience des jeunes devrait être PARFaite :
Cela signifie que nous avons offert une expérience Guide et Éclaireuse de qualité ! |